Réforme Taquet, le gouvernement s’entête : modes d’accueil ou modes d’écueil sur le chemin des tout petits ?

Réforme Taquet, le gouvernement s’entête : modes d’accueil ou modes d’écueil sur le chemin des tout petits ?

En deux mois les professionnel.les de la petite enfance ont à nouveau fait grève à deux reprises dans toute la France, en dépit des contraintes de la crise sanitaire, pour une réforme des modes d’accueil favorable aux tout petits. Ce 30 mars, comme en février, des centaines de crèches étaient dans le mouvement, et les professionnel.les dans la rue dans 40 villes, 1300 à Paris, 250 à Toulouse, 200 à Lyon et Nice, 150 à Montpellier et une centaine à Marseille, Pau, Limoges, Dijon, Carcassonne, Toulon…

Sur la page facebook du ministère de la santé, plus de 100 professionnel.les témoignent sur les conditions actuelles d’accueil dans les crèches et dénoncent leur prochaine aggravation si la réforme venait à s’appliquer.
Il y a plusieurs mois, la Commission des 1000 premiers jours émettait des préconisations pour un accueil de qualité dont aucune n’est retenue dans la réforme gouvernementale.

Reçus par le directeur de cabinet d’Adrien Taquet, aucune de nos demandes pour assurer la qualité d’accueil la plus élémentaire n’a trouvé grâce aux yeux du gouvernement : ni l’extension à 12 heures par an du temps d’analyse de pratiques en crèche et son application de droit aux assistantes maternelles, ni l’exclusion des apprentis du calcul du taux d’encadrement, ni le principe de préserver un taux d’encadrement des bébés d’un pour cinq en cas de choix par le gestionnaire d’un taux moyen d’un pour six, ni la conservation d’un ratio 40/60 en permanence et pas en “moyenne annuelle”.

Le grand écart entre les déclarations de principe ‐ référence permanente à la charte d’accueil du jeune enfant ‐ et les mesures concrètes de la réforme se confirmerait‐il comme la marque de fabrique de la politique gouvernementale envers la petite enfance ?

Nous ne nous résoudrons pas à abandonner la cause des tout petits.

Pas de bébés à la consigne appelle les professionnel.les de la petite enfance, les parents, les chercheur.es, les citoyen.nes à témoigner inlassablement de la réalité actuelle dans les modes d’accueil et de leur opposition à voir la qualité d’accueil se dégrader encore : témoignages sur 

En deux mois les professionnel.les de la petite enfance ont à nouveau fait grève à deux reprises dans toute la France, en dépit des contraintes de la crise sanitaire, pour une réforme des modes d’accueil favorable aux tout petits. Ce 30 mars, comme en février, des centaines de crèches étaient dans le mouvement, et les professionnel.les dans la rue dans 40 villes, 1300 à Paris, 250 à Toulouse, 200 à Lyon et Nice, 150 à Montpellier et une centaine à Marseille, Pau, Limoges, Dijon, Carcassonne, Toulon…

Sur la page facebook du ministère de la santé, plus de 100 professionnel.les témoignent sur les conditions actuelles d’accueil dans les crèches et dénoncent leur prochaine aggravation si la réforme venait à s’appliquer.
Il y a plusieurs mois, la Commission des 1000 premiers jours émettait des préconisations pour un accueil de qualité dont aucune n’est retenue dans la réforme gouvernementale.

Reçus par le directeur de cabinet d’Adrien Taquet, aucune de nos demandes pour assurer la qualité d’accueil la plus élémentaire n’a trouvé grâce aux yeux du gouvernement : ni l’extension à 12 heures par an du temps d’analyse de pratiques en crèche et son application de droit aux assistantes maternelles, ni l’exclusion des apprentis du calcul du taux d’encadrement, ni le principe de préserver un taux d’encadrement des bébés d’un pour cinq en cas de choix par le gestionnaire d’un taux moyen d’un pour six, ni la conservation d’un ratio 40/60 en permanence et pas en “moyenne annuelle”.

Le grand écart entre les déclarations de principe ‐ référence permanente à la charte d’accueil du jeune enfant ‐ et les mesures concrètes de la réforme se confirmerait‐il comme la marque de fabrique de la politique gouvernementale envers la petite enfance ?

Nous ne nous résoudrons pas à abandonner la cause des tout petits.

Pas de bébés à la consigne appelle les professionnel.les de la petite enfance, les parents, les chercheur.es, les citoyen.nes à témoigner inlassablement de la réalité actuelle dans les modes d’accueil et de leur opposition à voir la qualité d’accueil se dégrader encore : témoignages sur https://petiteenfanceenperil.org

Pasdebébésàlaconsigneappellera prochainement les parents et les professionnel.les à de nouvelles mobilisations pour un véritable printemps des modes d’accueil.

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